Exposition : Revenir chez soi ? Portraits d'évacués de Naraha

Des 7000 habitants de Naraha juste avant la catastrophe nucléaire de mars 2011, environ 300 sont revenus aujourd'hui. À quoi ressemblent leurs vies ? Comment ces anciens habitants vivent le choix de leur éventuel retour ?

Du 10 au 30 août 2016, la Maison du développement durable présente, en collaboration avec Équiterre et dans le cadre du Forum social mondial, le photoreportage Revenir chez soi ? Portraits d'évacués de Naraha de Thomas Marcel Hurtut. L'exposition présente des photos et raconte des témoignages de personnes vivant dans cette ville depuis la catastrophe nucléaire : employés de la mairie et du milieu associatif, habitants et familles ayant choisi de revenir ou non, ouvriers œuvrant à la reconstruction de la ville, etc.

Autrefois petite ville anonyme, Naraha (楢葉町) est située à 20 kilomètres au sud de la centrale de Fukushima Daiichi. La catastrophe du 11 mars 2011 l'a transformée durant plus de quatre ans en ville déserte, sa population ayant été entièrement évacuée. Aujourd'hui, le gouvernement japonais et la municipalité tentent de lui redonner vie.

Après de longs travaux de démolition, de reconstruction, de nettoyage et de décontamination, l'ordre d'évacuation a finalement été levé en septembre 2015, faisant de Naraha une ville test quant à la possible relance des communes évacuées autour de la centrale accidentée. Des 7000 habitants de Naraha juste avant la catastrophe, environ 300 sont revenus aujourd'hui. Une grande partie des autres vivent encore dans des camps préfabriqués, au sud, à Iwaki. À quoi ressemblent leurs vies ? Comment ces anciens habitants vivent-ils le choix de leur éventuel retour ? Aujourd'hui, Naraha peut-elle vraiment redémarrer ?

Vernissage et réseautage avec les acteurs de grandes ONG sociales et environnementales québécoises

Le vernissage se tiendra le 10 août à 11 h 30 dans le cadre d'une activité de réseautage destinée principalement aux participants du Forum social mondial. À cette occasion, ils pourront discuter aves les acteurs de grandes ONG sociales et environnementales québécoises, dont Équiterre, Vivre en Ville, ENvironnement JEUnesse, le Regroupement national des conseils régionnaux de l'environnement du Québec, Projet de la Réalité Climatique Canada, Handicap International et la Maison du développement durable. Durée de l’événement : 1 h 30. Contribution suggérée : 5 $. Premier arrivé, premier inscrit (maximum 100 personnes).

À propos de l'artiste

La démarche de Thomas Marcel Hurtut est de tracer le portrait des situations en donnant la parole à ceux qui les vivent directement dans leur vie quotidienne et leur environnement. Pour ce documentaire, il s'est initié au japonais intensivement durant six mois. Cela lui a permis une fois sur place d'aller rencontrer, au hasard des rues de Naraha qu'il a sillonnées durant deux semaines, les personnes qui l'habitent et la vivent quels que soient leur place et leur rôle. Au fil des discussions, la question existentielle du choix du retour, avec les nombreuses variables qui peuvent influencer ce choix, s'est imposée au sujet documenté. Thomas Marcel Hurtut est professeur en multimédia à la Polytechnique. Également intéressé par le journalisme, il réalise des documentaires multimédias sur des sujets de société.

Merci!

La Maison du développement durable tient à remercier l'artiste, Équiterre, les partenaires de l'exposition, l'Atelier Circulaire, COPTICOM, Novae, le Journal Métro ainsi qu’Alcoa, son partenaire principal à la programmation. Les émissions de gaz à effet de serre liées au transport des participants de la programmation 2016 sont compensées grâce à un partenariat avec Planetair.

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